WE DANCE ROUND IN A RING AND SUPPOSE, nous, nous dansons en rond et supposons, est la première ligne d’un court poème — composé en tout de deux lignes — de l’écrivain américain Robert Frost. Cet énoncé, emprunté autant pour ce qu’il exprime, que pour ce qu’il tait, constitue l’une des Prémisses de l’exposition. Il s’agissait, dans l’invitation faite aux artistes, de ne pas nous attacher à une thématique ou à un objet mais plutôt d’ouvrir un processus dont la danse devient métaphore. Un processus de formes différées, légères, subtiles, qui contournent une situation, renoncent à l’évidence et à la frontalité. Ce qui se joue ici, relève de stratégies visuelles et spatiales dont l’issue ne se résout pas dans un objet, dans un sens ou dans un élément unique et autonome, mais plutôt dans un mouvement circonvolutoire qui laisse derrière lui fragments, traces et indices. On ne sait pas exactement où ce mouvement commence et où il se termine. Pour exemple et deuxième prémisse, l’atelier, espace de production devient espace d’exposition, lieu destinataire. Cette ronde, nous entraîne par voisinage à l’ellipse, ce cercle vu de travers. Une forme géométrique curviligne mais aussi une figure de style qui suggère une part manquante, une part d’énigme. BUT THE SECRET SITS IN THE MIDDLE AND KNOWS. 

Une exposition avec Eva Barto, Christophe de Rohan Chabot, Vittorio Santoro, Julie Sas, Ola Vasiljeva et Jo-ey Tang. Sur une proposition de Yasmina Hatem et Sergio Verastegui.
2 – 6 juin 2017, Atelier Sergio Verastegui, Paris